Formation sur Sainte Claire (2/2)
Le samedi 17 janvier 2026, rejoints par quelques personnes ayant eu connaissance de cette formation via l’Infolettre du diocèse de Nantes, 5 membres de la Fraternité Franciscaine Séculière de Poitou-Charentes et 70 membres des FFS de Loire-Atlantique et de Vendée se sont retrouvés au Monastère Sainte-Claire de Nantes.



Après un mot d’accueil de Michèle, responsable de formation pour la Vendée, un temps de prière a été proposé pour « accueillir le Seigneur en nos cœurs ».

Au début de la matinée, sœur Marie-Noëlle, rappelant plusieurs repères chronologiques de la vie de Claire, de François et de l’Église, a souligné notamment qu’en 1218, le cardinal Hugolin, protecteur des religieuses de l’Italie centrale veut unifier toutes les formes de vie nouvelle et écrit des « Constitutions » qu’il propose aussi à Claire et à ses sœurs. Ces Constitutions sont des normes très juridiques. L’accent est mis sur la clôture. Claire désire la vie évangélique à la suite du Christ Pauvre avec un retrait pour une vie contemplative.

Claire et ses sœurs continuent à vivre avec ces « normes » et aussi le « Privilège de Pauvreté » accordé par le Pape Innocent III qu’elle fera renouveler par le Pape Grégoire IX (cardinal Hugolin devenu Pape). Après la proposition d’une autre « règle », celle du Pape Innocent IV, non satisfaisante, Claire écrit sa propre règle, première règle « féminine », expérience de toute une vie : LA FORME DE VIE des SŒURS PAUVRES… écrite par une femme pour des femmes, avec pour base juridique la règle bullée de saint François, les Constitutions d’Ugolin et la règle d’Innocent IV, approuvée par le pape le 9 août 1253, 2 jours avant sa mort le 11 août 1253.
Puis, sœur Élisabeth-Marie relève l’obéissance à l’Église de Claire et des sœurs – aujourd’hui encore ! Les Clarisses du monde entier revisitent les « Constitutions Générales des Clarisses » pour une actualisation de la règle de Sainte Claire, afin de répondre aux questions de notre temps, à un appel avec la volonté d’associer vie évangélique et vie contemplative : la clôture est une pauvreté, le retrait n’est pas un but, mais un moyen. « La vie d’une Clarisse n’est pas une vie hors sol, mais le fruit d’une famille ». Les Clarisses ne possèdent rien, mais cherchent par-dessus tout l’Esprit du Seigneur… et le fruit, c’est la Joie !



Tous les participants ont été invités à écouter le chapitre 6 de la Règle de Claire, enchâssé, au milieu de la Règle, par la vie en silence et la vie en clôture, puis à le lire afin d’échanger en atelier – avant de participer à la messe du jour.





Après le pique-nique tiré du sac, Nadine, chargée de formation pour la Loire-Atlantique, a animé un jeu proposé par Christine, membre de l’équipe Fioretti : « Sainte Claire d’Assise, qui es-tu ? Sœurs Clarisses, qui êtes-vous ? »
Pendant 1 h 45, sœur Marie-Noëlle et sœur Élisabeth-Marie ont témoigné en répondant, aux questions des participants. Retenons ici seulement quelques flashs !
- La pauvreté est ne pas s’approprier, mais partager ce que l’on reçoit
- La pauvreté est un don de soi à Dieu et aux autres
- La pauvreté entraîne des relations vraies, des relations de fraternité
- La pauvreté, source de richesses, exige l’humilité
- Si aujourd’hui, les sœurs ne se lèvent plus la nuit pour les Vigiles, c’est afin de pouvoir mieux prendre soin des aînées : il faut accepter et offrir cette pauvreté
- La pauvreté n’est pas un but, mais un moyen : la « forme de vie » est là pour vivre en tenant compte des autres… elle connaît des changements !
- Les menus sont établis, voire modifiés, en fonction de « ce qui arrive »
- Ne pas faire peser la pauvreté sur celui qui ne l’a pas choisie : respecter la différence, l’altérité ; par contre une pauvreté heureuse est contagieuse !
- Le pardon est le ciment pour reconstruire
- L’amour est nourri par la vie fraternelle
- L’Esprit Saint rend fécond


Cette journée s’est terminée par un temps d’intériorisation,
puis, dans la chapelle, par un temps de prière et d’action de grâce.
La Prière de Sainte Claire d’Assise « Sois béni, mon Dieu, Toi qui m’as créée » :
« Sois béni, mon Dieu, Toi qui m’as créée. Que je T’aime de tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces ; fortifie-moi dans le bien, donne-moi la persévérance à Ton service, afin que je puisse Te plaire parfaitement, maintenant et toujours. Amen. »
